Pierre DUVAL : La composition du portefeuille d'Uni-Hoche et ses valeurs préférées pour 2010.

Chaque semaine, nous réalisons un focus sur une classe d'actifs bien précise. Aujourd'hui, Pierre Duval, responsable de la gestion actions de Palatine Asset Management et gérant depuis 1997 d'Uni Hoche (portefeuille d'une quarantaine de valeurs), nous parle des grandes capitalisations. Une classe d'actifs qui a sous-performé les petites et moyennes valeurs, sur l'ensemble de l'année 2009, à l'exception du mois de décembre. Tendance durable ou simple correction des petites et moyennes capitalisations ?

Lefigaro.fr / jdf.com : Le CAC 40 a gagné environ 1.500 points depuis le point bas boursier. Assiste-t-on depuis lors à un excès d'optimisme des investisseurs, après un avoir anticipé le pire?
Pierre Duval : Nous ne pensons pas que les niveaux actuels des actions sont excessifs. On constate que le consensus n'anticipe pas de fortes hausses des marchés actions pour 2010. Nous sommes encore très loin des plus hauts de l'année 2007. Plus que l'ampleur de la hausse, c'est surtout sa rapidité qui est remarquable. Toutes les valeurs qui ont progressé après le point bas boursier du 9 mars 2009 sont celles qui ont été déprimées avant cette date.

Votre fonds, Uni-Hoche, est investi dans les grandes capitalisations françaises. Pourquoi avoir fait le choix de prendre le SBF 120 comme indice de référence, plutôt que le CAC 40 ?
Pour la simple et bonne raison que le SBF 120 est plus représentatif de notre gestion non benchmarkée. Autrement dit, ce n'est pas parce qu'une valeur fait partie du SBF 120 que nous devons la prendre automatiquement dans notre portefeuille. Concentré autour d'une quarantaine de valeurs, il repose sur une sélection de titres peu chers, et de qualité. Nous ne nous interdisons pas d'associer à nos lignes des pondérations importantes, en sachant que nous ne pouvons pas investir plus de 10% par valeur. Nous avons une gestion très mobile pour profiter au mieux des opportunités offertes par le marché. Ce qui peut conduire à des rotations sectorielles importantes.

Les valeurs industrielles constituent une grande part de votre portefeuille (24,22%). Ne craignez-vous pas que ces titres souffrent en 2010, en raison de la faiblesse de la reprise économique ?
Nous nous reposons sur des choix de valeurs bien précises. Par ailleurs, deux de nos principales lignes en industrie sont Vinci (4,6%) et Bouygues (4,1%) qui ne sont pas des «pures» valeurs industrielles.

Le fonds a enregistré une hausse de près de 34% en un an, au 31 décembre 2009. Quels ont été vos principaux mouvements ?
Nous avons commencé l'année en profitant de la baisse pour investir sur des valeurs financières et des cycliques. Nous avons maintenu cette stratégie offensive jusqu'au milieu du trimestre. A la fin de l'année, nous avons vendu progressivement une partie de nos valeurs cycliques (ArcelorMittal, Lafarge, entre autres), et de nos financières (Crédit Agricole) pour nous renforcer sur des valeurs plus défensives, telles que Sanofi-Aventis.

Quels sont vos objectifs pour l'année 2010 ?
Notre portefeuille doit être le plus équilibré possible. Nous miserons avant tout sur des sociétés bien dirigées, qui ont su tenir leurs promesses dans un contexte difficile, et donc qui tireront profit au maximum de la prochaine reprise. Parmi nos principaux paris pour 2010, je peux citer Vallourec, qui a su, en 2009, tenir ses marges et qui a publié un bénéfice, contrairement à certains de ses concurrents ; Sodexo, qui, malgré un chiffre d'affaires en repli au titre du premier trimestre 2009-2010, table sur un chiffre d'affaires annuel identique à celui de l'exercice précédent. Safran et Zodiac font également partie de la liste, car nous pensons que le dollar devrait être mieux orienté vis-à-vis de l'euro sur les prochains mois. Nous suivrons également attentivement les grandes valeurs qui bénéficieront de relais de croissance dans les pays émergents et celles dont les performances seront dopées par des offres publiques d'achat (OPA).

Comment voyez-vous les marchés actions évoluer en 2010 ?
2010 sera moins brillante que 2009 pour les marchés actions. Nous anticipons une hausse aux alentours des 10%, coupons réinvestis.

 


Les fonds environnementaux ont la cote

Bruno Vacossin, gérant des fonds Palatine Or Bleu et Palatine Climat et Environnement chez Palatine Asset Management, témoigne des avantages majeurs de ces fonds environnementaux et labélisés Investissement Socialement Responsable, pour les investisseurs. 

 

Pourquoi Palatine AM se positionne-il en véritable pionnier sur ce secteur des Fonds Environnement et Investissements Socialement Responsables ?

Si Palatine AM a fait le choix de créer ces fonds, c’est pour l’excellente visibilité des valeurs liées à l’environnement. Bien plus qu’un phénomène de mode, les préoccupations environnementales correspondent également à des volontés politiques. Le Grenelle de l’environnement, la Croissance Verte de Barack Obama, la prise de conscience du gouvernement Chinois de réduire les émissions de CO2, sont autant d’indicateurs positifs. La croissance de ces valeurs nous semble prometteuse. 

 

Quel est l’intérêt de ces produits pour l’investisseur ?

En ce qui concerne par exemple le fonds Or Bleu, nous disposons de chiffres encourageants. Les investissements Chinois ou Australiens dans l’adduction et le traitement des eaux devraient croître de 25% par an sur les 5 prochaines années. Dans les pays développés, comme la France, les pertes d’eau dans les canalisations sont une préoccupation majeure et les pouvoirs publics vont réaliser des investissements importants. Selon une enquête récente, les pertes des réseaux de distribution d'eau connaissent de très importants écarts entre villes et atteignent jusqu'à 41 % à Nîmes. La secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, a déclaré qu'il fallait réduire ces pertes à 15 %. Les valeurs environnementales sont en phase avec le marché et il n’y aura pas d’effet bulle comme on en a vécu durant les années 2000-2001 avec les valeurs Internet. Ces fonds sont plutôt défensifs. Quand le marché recule fortement, elles reculent moins vite. C’est un intérêt suplémentaire pour les investisseurs.

 

Quelles sont les différences entre les fonds de Palatine ?

Nous avons trois fonds. Energies Renouvelables est le plus ancien (2005) et il est constitué de valeurs rattachées aux énergies propres (Solaire, éoliens, géothermie, etc.). Le fonds Or Bleu a vu le jour en 2006. Il s’articule autour de valeurs liées à l’adduction, au traitement des eaux ou encore à l’hydroélectricité. Enfin, le fonds Climat et Environnement créé en 2007 se rattache à la gestion des déchets, mais aussi aux entreprises œuvrant dans l’efficacité énergétique (matériaux isolants, etc). Depuis leur création nos fonds surperforment très largement leur marché.

 

 

 


Mes trois défensives préférées par Matthieu Giuliani gérant chez Palatine AM

Selon nous, le rebond du mois de mars est tout sauf un signal de reprise. Il a seulement corrigé les excès de pessimisme du marché, qui ont conduit à des valorisations extrêmement basses. En réalité nous sommes dans une période de récession, d’ailleurs d’une ampleur inédite depuis la Seconde Guerre Mondiale. Nous vivons en effet un véritable ajustement structurel, rendu nécessaire à la suite de plusieurs décennies d’endettement des pays occidentaux. Selon nous, la récession se poursuivra quelques années encore, mais à un rythme moins pénalisant qu’en 2009. Il y aura aussi quelques rebonds, ce qui nous amène à parier sur un scénario en W.

Dans ce contexte, aucune remontée significative des indices actions n’est à attendre. Lors du rebond, le marché a joué les actions à fort effet de levier qui on été malmenées : Les valeurs bancaires, minières, cycliques ou encore des titres du secteur de la construction. L’essentiel du rattrapage a été effectué : nous nous allégeons donc sur les secteurs les plus cycliques, notamment sur l’automobile. En revanche nous privilégions les valeurs défensives dont la valorisation est intéressante, notamment celles des secteurs des télécommunications, de l’agroalimentaire et de l’environnement. Nos titres préférés : France Télécom, GDF Suez et Sanofi-Aventis.

France Télécom a un comportement acyclique et constitue, à ce titre, une valeur défensive. En effet, même dans le contexte actuel, les dépenses liées aux communications se maintiennent, d’autant qu’elles résultent d’abonnements. En outre, le secteur offre en France une véritable rente oligopolistique, même si les perspectives d’attribution d’une quatrième licence se font plus pressantes. La valorisation est attrayante (le PER estimé se paie 8.7 fois les bénéfices 2009) et le rendement du dividende élevé (8.39%). L’opérateur historique dispose d’une marge de manœuvre pour réduire ses coûts, tandis que son endettement reste maîtrisé. La société devrait profiter de ses participations dans des opérateurs qui, situés dans des pays émergents (en Afrique et au Proche Orient), disposent d’une importante réserve de croissance.

GDF Suez est également une valeur défensive, la consommation d’énergie n’ayant été réduite que très marginalement par la crise. La fusion de GDF et de Suez va apporter des synergies évidentes. En outre, cette société a une bonne stratégie de développement, puisqu’elle mise sur des segments dont les perspectives sont solides : le nucléaire et l’énergie renouvelables. Là aussi la valorisation est incitative (10.6 fois les prévisions de bénéfices en 2009) et le rendement du dividende significatif (supérieur à 5%). Le titre affiche une sous-performance injustifiée. Parmi les valeurs du CAC40, il accuse l’une des plus fortes baisses depuis janvier. La récente remontée du cours des matières premières, notamment du prix du baril de pétrole, devrait favoriser le secteur des utilities.

Sanofi-Aventis, absente du rebond, mérite sa place dans un portefeuille équilibré (PER de 7 pour les bénéfices 2009, rendement du dividende de 5%), malgré l’autorisation de commercialiser la version générique du Plavix. L’arrivée de Chris Viehbacher et la nouvelle stratégie d’acquisition ciblées, notamment dans le traitement du cancer et les génériques, devraient favoriser une accélération de la croissance des résultats. La nouvelle stratégie réduira l’effet de la concurrence des génériques, tout en permettant de se tourner vers des zones de croissance que constituent les pays émergents.

 


"Nous recommandons aux investisseurs de détenir 15% de valeurs immobilières dans leurs portefeuilles"

Après une année 2008 exécrable, les fonds actions spécialisés dans l’immobilier coté reprennent des couleurs. Mathieu Giuliani, gérant de Palatine Immobilier, chez Palatine Asset Management a su en profiter. Son fonds gagne 17% depuis janvier, contre un recul de près de 2.5% pour l’ensemble du secteur. Mieux, d’après le gérant, il reste encore des opportunités à saisir dans le secteur en particulier dans l’immobilier commercial.

Capital.fr : Comment expliquez-vous le rebond du secteur en Bourse alors que les prix de l’immobilier flanchent ?

Mathieu GIULIANI : c’est un rattrapage. En 2008, les valeurs ont été massacrées en Bourse en raison de leur endettement élevé et de l’anticipation d’une baisse des prix sur le marché immobilier. Le secteur qui bénéficiait début 2008 d’une prime par rapport à l’actif net de 30% était valorisé fin 2008 avec une décote de 40%.  Ce qui était largement exagéré. Début mars, la baisse des taux d’intérêts a rassuré les investisseurs, ce qui a permis aux valeurs de rebondir. Désormais les sociétés foncières sont valorisées entre 8 et 12 fois leur cash flow ; Ce qui correspond à leur moyenne historique.

Capital.fr : La hausse est donc terminée…

MG : Globalement, le secteur est à son prix. Mais il reste du potentiel sur certaines foncières. Nous privilégions les sociétés spécialisées dans les centres commerciaux car leur activité est la plus résistante. Ensuite nous misons sur les bureaux en centre ville, dont le rendement est important mais qui est aussi plus cyclique. J’ai racheté dès fin janvier des titres Gecina et Foncière des Régions, qui possèdent des parcs de bureaux, ou encore des actions Klépierre, le spécialiste de l’immobilier commercial. Mais aussi de plus petites valeurs comme Silic, une foncière bien gérée. Ses actifs sont assez périphériques, donc les loyers sont plus faibles et plus résistant.  Et Mercialys, la foncière de Casino qui possède les murs des galeries marchandes autour du groupe stéphanois car c’est la société la moins endettée du secteur.

Capital.fr : Pourquoi acheter des foncières tandis que les loyers vont baisser ?

MG : Le repli va en effet s’accentuer durant les deux prochaines années lors du renouvellement des baux en immobilier commercial. C’est pourquoi nous ne sélectionnons que des valeurs dont la capitalisation intègre déjà la baisse des prix des loyers. D’ailleurs, nous recommandons même aux investisseurs de détenir 15% des valeurs immobilières dans leurs portefeuilles.

Capital.fr : Faut-il se positionner sur les spécialistes de la logistique et les promoteurs ?

MG : Surtout pas. L’activité de gestion des entrepôts représente un placement très risqué dans la conjoncture actuelle. Idem pour les promoteurs immobiliers qui sont assimilables çà des groupes financiers avec en plus des stocks à écouler.


 


Laurent Pancé - Palatine France Mid Cap : "rebond possible sur les Mids"

Pour Laurent Pancé, spécialiste des valeurs moyennes chez Palatine AM, celles-ci gardent tout leur attrait, à condition de choisir des titres de croissance ou de "niche".

Dans la crise boursière, certains fonds investis en valeurs moyennes ne s'en sortent pas si mal. C'est le cas de Palatine France Mid Cap, un fonds de 66 millions d'euros d'encours de Palatine AM, qui cède 1,6 % depuis le début de l'année (au 20 février), alors que l'indice CAC Mid & Small chute de 7,1 %.

En 2008, le fonds a perdu 35 %, alors que l'indice CAC Mid & Small 190 chutait de 44 %, soit une surperformance de 9 %.

En outre, sur cinq ans cumulés, la performance du fonds reste positive, à 16 %, contre une perte de 9,5 % pour la moyenne de sa catégorie. Certes, le gérant Laurent Pancé conserve actuellement une poche de liquidités d'environ 25 %, mais les bonnes performances relatives s'expliquent surtout par la sélection de titres.

"Certaines valeurs se comportent mieux que d'autres", estime Laurent Pancé, qui mise particulièrement sur le secteur de la santé, qui représente 20 % du portefeuille. Le gérant mise notamment sur Boiron, qui "dispose de bonnes synergies avec Pierre Fabre", société absorbée. Même si la croissance est faible, la société sera peu affectée par le déremboursement des produits médicaux. Alors que la valeur cote 22 euros, Laurent Pancé envisage 25 à 27 euros.

De même Stallergènes lui paraît valoir 55 à 60 euros, contre 35 euros actuellement. Il mise aussi sur Orpea, Cegedim et bioMérieux.

Le secteur des loisirs retient également son attention (8 % du portefeuille). Pierre et Vacances lui paraît bien orientée, alors que "le marché continue de lui donner l'étiquette de promotion immobilière". Estimant que le critère décisif sera celui du taux de remplissage de l'été, le gérant reste optimiste : la valeur lui paraît valoir 60 euros contre 40 actuellement. Il investit aussi sur Compagnie des Alpes.

Le gérant a par ailleurs déniché Rubis, opérateur de stockage de produits pétroliers, disposant de positions importantes dans l'Océan Indien, et offrant un rendement de 7 à 8 %. Le titre pourrait progresser de 20 %.

"Avec des valeurs moyennes bien choisies, on finit par gagner davantage qu'avec les grandes capitalisations", estime Laurent Pancé. D'autant que subsistent des "niches" et des valeurs de croissance dans ce secteur de la cote.

 


« Pierre & Vacances, Boiron, M6, Stallergènes, Séchilienne-Sidec et Naturex sont mes favorites » Laurent Pancé-Gérant de PAM

Palatine France Mid Cap figure parmi les meilleurs fonds et Sicav des valeurs moyennes françaises. Comment l’expliquez-vous ?

Jusqu’en 2006, le fonds était géré de façon offensive, avec 5% de liquidités. En mai 2006, en étudiant mon portefeuille, j’ai trouvé que les valorisations des valeurs moyennes étaient trop élevées. J’ai donc commencé à faire des liquidités, jusqu’à atteindre 20% en septembre 2007. En outre, j’ai été prudent sur le choix des titres, en consacrant 20% du portefeuille au secteur de la santé et à des actions comme Pierre et Vacances, Ipsos et April Group. Je n’ai quasiment pas de financière et je n’avais pas de cycliques quand celles-ci se sont écroulées. Point important, je n’ai pas été obligé de vendre dans de mauvaises conditions, les retraits n’ayant représenté en 2008 que 10% de l’actif.

Quelle est votre stratégie actuelle ?

J’ai réduit depuis novembre les liquidités de 12% ou 13% du portefeuille, car les discours des dirigeants n’étaient pas alarmistes. Mais la dégradation du climat économique a été depuis si forte que je suis attentiste. Dans le passé, on a vu des ratios plus bas, comme sur Vallourec et CGG Veritas, ne serait-ce qu’en 2003. Comme nous vivons la pire crise depuis longtemps, il est possible de les retrouver.

Depuis le début de l’année, les valeurs moyennes résistent mieux que les grandes capitalisations. Pensez-vous que leur phase de sous-performance est achevée ?

Les effondrements de l’an dernier s’expliquaient par les retraits d’acteurs extérieurs aux valeurs moyennes, comme des Hedge Funds. Désormais, nous nous retrouvons davantage entre spécialistes. L’étape de sous performance dans la baisse semble donc achevée. Mais je ne suis pas sûr que les valeurs moyennes remonteront aussi vite que le CAC 40 lorsque le rebond surviendra. Les valorisations sont en ligne, avec des rapports cours/bénéfices de 9 en 2009 attendus sur les indices Mid &Small 190 et Cac 40. Il n’y a donc pas de sous-évaluation.

Pour quand anticipez-vous un rebond ?

Pour l’ensemble de la cote, je ne sais pas. Mais beaucoup de belles valeurs massacrées remonteront forcément. Il suffira d’une étincelle pour provoquer le mouvement. Je pense par exemple à Maisons France Confort, qui bénéficie de la croissance des prêts à taux 0, des faillites de concurrents et d’une situation financière saine. Elle va jouer un rôle de fédérateur.


Quelles sont vos valeurs favorites ?

Pierre et Vacances ne capitalise que 5.9 fois le bénéfice estimé cette année et offre un taux de rendement de plus de 6%. Par ailleurs la saison hivernale s’est très bien passée. Tant que les dépenses de consommation résistent, il n’y a aucune de s’inquiéter pour cette société qui n’est pas un promoteur immobilier. Boiron est une valeur insensible au cycle économique, modérément capitalisée, à 12.4 fois le profit attendu. M6 capitalise seulement 9.9 fois le sien alors que la situation financière est saine.
Stallergènes devrait être vendu par Wendel. Un prix de 70 euros était évoqué l’an dernier et la croissance a été plus élevée que prévu en 2008, à près de 20%. Il n’y a donc pas de raison que le prix de cession soit la moitié de celui attendu en 2008. Séchilienne-Sidec est une valeur à belle visibilité dont le gain espéré est capitalisé 11.3 fois. Naturex est à l’aise financièrement grâce à sa récente augmentation de capital. Le PER estimé de cette belle valeur de croissance n’est que de 10.5. Enfin Bénéteau sera le fédérateur de son secteur et ses dirigeants achètent des titres. Il va prendre des parts de marché à des concurrents en difficulté.
 

 


Passer à l'offensive -Dominique Hartog Président du Directoire de PAM

Nous abordons la fin de l’hiver avec une politique d’investissement plus offensive.
Beaucoup de mauvaises nouvelles sont déjà dans les cours et de nombreuses valeurs de qualité présentent désormais des multiples très attrayants. Quelques opérations de fusion-acquisition apparaissent ce qui confirme l’existence d’opportunités.
 
La faiblesse de la rémunération des placements sans risque va attirer à nouveau des liquidités vers les actions. De nombreux titres offrent d’ailleurs un rendement supérieur aux emprunts à dix ans, ce qui constitue un attrait supplémentaire.

Nous pensons qu’il faut anticiper, en allégeant partiellement les actions défensives au profit des secteurs cycliques. Il ne faut pas délaisser les valeurs moyennes, qui depuis des années se comportent au moins aussi bien que les grandes avec une volatilité moindre. Nous favorisons des marchés actions européens comme la France plutôt que le marché américain. Et n’oublions pas l’Asie hors Japon qui, du fait de l’environnement et des valorisations, pourrait mieux se comporter que les places occidentales, que le mouvement soit haussier ou baissier.
En matière de taux, le processus de baisse des banques centrales n’est pas terminé, il est vraisemblable que la partie courte de la courbe va bénéficier plusieurs mois de ce mouvement.

Nous ne prévoyons pas outre mesure de hausses de taux substantielles sur la partie longue de la courbe, malgré les besoins de certains émetteurs et des Etats, et des détenteurs actuels d’obligations privées pourraient bénéficier d’un rétrécissement des spreads.
Dans la classe d’actifs taux, les particuliers pourront répartir leurs avoirs entre fonds en euros d’assurances vie, fonds obligataires réactifs et accessoirement, pour des raisons prudentielles, fonds ou obligations offrant des rendements élevés.

 


Discussion sur Boursorama avec Matthieu Giuliani, gérant chez Palatine AM.

Animateur : Bonjour à tous. Mathieu Giuliani est parmi nous.

MG : Bonjour à tous. Je suis très heureux de pouvoir répondre à vos questions sur les marchés en cette belle séance de rebond.

Question : Bonsoir. Plans de relance ou pas, je crois que l’on est rentré dans une psychose mondiale. Depuis plus d’un an les marchés boursiers baissent sans qu’il y ait eu le moindre rebond valable. Un investisseur à moyen ou long terme peut il encore croire aux marchés boursiers. Certains parlent de point bas du CAC à 2500 pts. Qu’en pensez-vous ?

MG : Le plus important est de constater une réaction massive et coordonnée des Etats et grandes institutions financières qui permettra d’éviter une récession trop brutale. On peut espérer qu’à terme, ces mesures suffiront pour rétablir la confiance et permettre aux marchés de se stabiliser…

MG : ….les points bas sont toujours difficiles à trouver. Néanmoins, la valorisation des marchés permet qu’on s’y intéresse dès aujourd’hui tout en gardant des munitions suffisantes pour compléter vos positions pour un CAC qui baisserait encore de 10 à 20%.

Q : Pensez-vous à une reprise des marchés actions au mois de juin ou faut-il attendre la fin de l’année 2009 ?

MG : le consensus joue un redémarrage à partir du second semestre. Peut-être faudra-t-il se positionner avant !

Q : Devant l’incertitude concernant les marchés actions, sachant que l’argent fiduciaire n’a plus sa contrepartie en or, le bon placement n’est-il pas tout simplement d’acheter de l’or et d’attendre ?

MG : je ne crois pas à la poursuite de la hausse de l’or. Son statut de valeur refuge peut rassurer les investisseurs contre la dégradation des finances publiques ou la rechute du dollar. Néanmoins, l’or reste essentiellement une « commodity » et son prix élevé ralentit fortement la demande physique traditionnelle…

MG : …Aujourd’hui, l’or est également soutenu artificiellement par la croissance des ETF qui, on l’a vu  sur le pétrole, amène des excès irrationnels.

Q : Croyez vous que le pétrole est à un niveau de cours normal ou peut il reprendre le chemin de la hausse dans les mois à venir ?

MG : A 150 dollars le baril, nous avions oublié que le prix du pétrole était lié à la demande des consommateurs. En période de crise, il est normal que le pétrole soit impacté. Le prix actuel ne me semble pas choquant. Sa reprise sera principalement liée aux anticipations de reprise de l’économie mondiale.

Q : Peut-on craindre un krach immobilier en 2009 ?

MG : On en a déjà un aux Etats-Unis dans plusieurs pays Européens  (Irlande / Espagne). On estime qu’une crise se traduit en moyenne par une baisse de 35% des prix. Les Etats-Unis ont effectué une grande partie du chemin. En revanche, la crise immobilière ne fait que commencer !

Q : Les bancaires françaises ont-elles mangées leur pain noir après ces deux plans de soutien et si non, l’état peut il laisser tomber l’une d’entre elles ?

MG : Tous le monde s’accorde à considérer que les banques Françaises ont été plus prudentes en partie grâce à leur profil de banques universelles. Cependant, le système financier étant globalisé et interdépendant, nous ne sommes pas à l’abri de mauvaises surprises dans les bilans de certaines d’entres elles. Chez Palatine AM, nous avons récemment fortement renforcé nos positions sur BNP, SG et CASA.

Q : Bonjour Monsieur, concernant les embauches dans la gestion d’actifs, quand pensez-vous que nous pouvons espérer une embellie ?

MG : Malheureusement la baisse des marchés et le désintérêt des investisseurs pour les actions nous laissent peu d’espoirs à court terme pour renforcer nos équipes de gérants.

Q : Les subventions au secteur automobile ne risquent elles pas de diminuer la rentabilité et la compétitivité des usines ? ne s’agit il pas de maintenir artificiellement une industrie dépassée ?

MG : Subventionner une industrie vouée au déclin est inutile (cf. sidérurgie). Néanmoins, l’automobile n’est pas morte mais il faut que ce secteur se transforme radicalement et son outil industriel et son approche produits. Les valorisations actuelles reflètent des faillites à moyen terme, ce à quoi je ne souscris pas. Dans une approche spéculative court terme, c’est un secteur à jouer.

Q : Quel regard portez-vous sur le timing et l’ampleur de la baisse des taux de la BCE depuis le début de la crise ? Devrait-elle accélérer la cadence ?

MG : La BCE à enfin agit significativement à l’ampleur de la crise. Nous pensons qu’il reste une marge de manœuvre pour les baisser davantage. Ne nous attendons quand même pas à toucher des taux proches de zéro comme aux Etats-Unis….

MG : …L’attention doit être portée sur la dégradation de la notation de certaines obligations d’Etat. Je pense qu’il est préférable de rester à l’écart des emprunts d’Etat. Concernant les obligations privées, l’écart de rémunération exigée par le marché les rend aujourd’hui attractives.

Q : Quelle est votre part de liquidités dans vos portefeuilles ? Pensez-vous qu’avec des perspectives de croissance en 2010 pour l’économie mondiale (source FMI), les indices puissent encore chuter d’avantage ? Ne pensez-vous pas que les mesures déjà prises et celles qui sont en cours ne vont pas permettre le déclanchement d’un nouveau trend haussier à moyen terme ? Recrutez-vous des stagiaires à BAC+5 dans les domaines de l’analyse financière et de l’Asset Management ?

MG : Chez Palatine AM, nous jouons un rallye à court terme. Aussi à l’approche des 2800 points, avons-nous forcement réduit notre poche de liquidités dans nos fonds.

Q : Pourquoi les valeurs qui ont de très bons fondamentaux et une très bonne visibilité sur l’avenir, ALSTOM par exemple ne refont pas leurs pertes de 2008 et ont du mal à convaincre les investisseurs de bons résultats futurs ?

MG : Il se trouve que j’ai rencontré hier un dirigeant d’Alstom Transport. Les carnets de commandes sont pleins, le bilan est sain, la valorisation raisonnable et en plus, le groupe évolue sur des métiers porteurs (énergie, transports). On achète ! La question d’un éventuel rapprochement avec Areva n’est pas encore d’actualité.

MG : …On achète aussi BNP-Paribas pour jouer un retour de la confiance sur un secteur financier et Pages jaunes pour le dividende. Je resterais à l’écart d’Alcatel positionné des métiers trop risqués. De même pour Eurotunnel trop endetté. Pour 2009, attention aux bilans.

Q : Se positionner sur des FONCIERES SIIC qui ont beaucoup baissées est encore trop tôt ?

MG : Aujourd’hui, le cours des foncières présentes en moyenne une décote exagérée de 40% par rapport aux ANR. Même  si ces ANR vont être impactés significativement en 2009, il nous semble que cette sanction soit excessive. Attention une nouvelle fois aux sociétés trop endettées dont certaines devront procéder à des augmentations de capital…

MG : On achète Klépierre, Gecina et Eurosic dans les plus petites capitalisations.

MG : Merci à tous, Désolé de ne pas avoir pu répondre à toutes les questions. N’oubliez pas que c’est dans les périodes de crise que se présentent les meilleurs opportunités. A bientôt sur Boursorama.

 


COMMUNIQUE DE PRESSE : PAM pulvérise les records en terme de classements en 2008

Paris, le 16 janvier 2009, Palatine Asset Management, l’entité de gestion d’actifs de la Banque Palatine - banque des entreprises et du patrimoine – annonce les très bonnes performances de 12 de ses fonds dans le premier décile des classements. C’est un chiffre record obtenu dans des classes d’actifs très variées.

En 2008, Palatine Asset Management a en effet, pleinement profité de la configuration des marchés favorables aux stocks pickers et aux gérants les plus prudents. C’est ainsi que dans ses fonds, Palatine Asset Management a privilégié les valeurs et les secteurs défensifs et peu endettés, les obligations et les titres de créances émis par les meilleurs émetteurs, et dans la deuxième partie de l’année une bonne exposition aux taux fixes.

Cette stratégie s’est révélée gagnante dans pratiquement tous les compartiments des classes d’actifs :

  • les actions françaises (Uni Hoche, Gérer Multifactoriel France et Palatine France Midcap),
  • les large caps, Midcaps, Small caps, all caps zone euro et Europe (Palatine Actions Europe, Palatine Europe Smallcap, Palatine Actions Défensives, Gérer multifactoriel Euro),
  • les obligataires (Palatine Première),
  • les monétaires (Palatine Institutions),
  • les actions américaines (Palatine Amérique),
  • Les fonds performance absolue et diversifiés (Palatine Absolument et Uni Rendement).

De façon générale on constate que les belles performances d’une société de gestion concernent souvent l’ensemble des marchés abordés, les marchés actions, obligataires, du crédit et des changes étant en grande partie corrélés. En effet, une baisse des marchés actions est généralement concomitante à un meilleure tenue des valeurs défensives, une baisse de taux, un élargissement des spreads de crédit.

Début 2009, afin d’anticiper un retour à meilleure fortune des marchés, des rotations sont initiées, concrétisées par un retour à ce jour très partiel vers certaines cycliques et certains émetteurs offrant du rendement.

Les trois caractéristiques de la gestion de Palatine Asset Management devraient lui permettre de bien traverser 2009, à savoir :

  • Une gestion de conviction s’éloignant des indices de référence,
  • La réactivité permettant des changements d’opinion et de prises de bénéfice rapides,
  • La recherche permanente de la maîtrise de volatilité.
 


Palatine Or Bleu : "L'eau offre une bonne visibilité"

Misant sur le secteur de l’eau, ce fonds de la Banque Palatine vise le long terme. Il perd 34% cette année, après un gain de 9.3% en 2007.

Pour Bruno Vacossin, gérer un fonds consacré aux valeurs de l’eau ne correspond pas à un effet de mode.« L’eau est une ressource rare. Il suffit de voyager pour se rendre compte que les pays entiers sont menacés d’assèchement et doivent chercher l’eau de plus en plus loin », affirme le gérant du fonds Palatine Or Bleu, lancé en juillet 2006par la Banque Palatine.

En 2008 (au 24 décembre), le fonds a perdu 34% contre une chute de 40% pour son indice de référence, le MSCI World en euros. En 2007, Palatine Or Bleu avait offert un gain de 9.3% alors que l’indice affichait une perte de 3.41%.

Avec un portefeuille concentré sur une cinquantaine de valeurs, le gérant mise sur trois grands types de sociétés : celles spécialisées dans la distribution et l’approvisionnement en eau potable ; les valeurs de gestion des infrastructures (canalisations, barrages, etc.) et les groupes chimiques axés sur le traitement des eaux.

« D’un point de vue Boursier, ces valeurs bénéficient d’une bonne visibilité alors que le secteur est stimulé par le développement des infrastructures dans les pays émergents et par celui de leur renouvèlement dans les pays industrialisés », explique le gérant. Dans l’Etat de New York, la moyenne d’âge des canalisations s’élève à 80 ans, indique t-il à titre d’exemple.

Parmi ses premières lignes, figure Suez Environnement (6% du portefeuille), valeur cumulant une faible valorisation avec un PE de 11, et une bonne visibilité grâce à des contrats dans le monde entier. Alors que le titre cote 11.5 €, il envisage un objectif de cours à six mois de 15 €.

Autre ligne importante, Saint Gobain a vu son cours chuter à 32 €, alors que le groupe «  a prouvé sa capacité résistante dans les crises précédentes ». Il envisage un rebond du titre à 43 € dans les 6 mois. Le groupe allemand de gaz industriels Linde dont le titre a dégringolé à 60 €, pourrait le voir remonter à 70 € pour la même raison.

Bruno Vacossin mise aussi sur Bouygues, dont les activités de construction et de génie civil bénéficient de carnets de commande remplis. Très décotée avec un PE actuel de 8 € pour un cours de 30 €, la valeur peu gagner 10 € dans les 6 mois, estime-t-il.

Bruno Vacossin envisage un marché des actions très volatil dans les premiers mois 2009, avec beaucoup de « faux départs ». Il pense que les valeurs de l’eau devraient relativement se démarquer, en raison de leur visibilité. Le fonds Palatine Or Bleu a par ailleurs été référencé Investissement Socialement Responsable (ISR) par Novethic, depuis le mois de mai dernier.

 

 


Les bonnes performances de PAM relevées par la presse.

Dans un contexte boursier où les valorisations des petites et moyennes entreprises connaissent une baisse supérieure aux grandes capitalisations (CAC 40…), les fonds gérés par PAM continuent à être distingués par la presse.

 

Le magazine Investir (du 11 novembre 2008) positionnait le fonds Palatine France Mid Cap à la cinquième place parmi les fonds « valeurs moyennes France » « Même si l’année 2008 est très difficile, sur 5 ans notre performance est supérieure à 37% » souligne Laurent Pancé, gérant du fonds.

En matière de gestion de taux et performance absolue, la filiale de la Banque Palatine est également distinguée par le Journal des finances (du 8 novembre) pour Palatine Première, numéro 1 de sa catégorie obligataire.

Le magazine Investir met également à la même première place le fonds Palatine Absolument parmi les fonds recherchant un rendement absolu. Ainsi, cet OPCVM diversifié (Palatine Absolument) connaît une progression de plus de 8% en 2008 et de 46.9% depuis 5 ans. Un vrai motif de satisfaction pour Dominique Gonand responsable de ces gestions : « Notre processus d’allocation d’actif a démontré sa robustesse dans des phases de marché très contrastées, Palatine Absolument en a été le premier bénéficiaire ».

La Tribune du 15 novembre 2008 positionne le fonds Palatine Amérique à la première place des fonds distribués par les grands réseaux et troisième parmi tous les produits du marché.

Enfin, à l’occasion de la remise récente des Corbeilles Mieux Vivre Votre Argent , PAM a remporté une 3ème place (sur 46 dans la catégorie Banques spécialisées. Notons dans le registre des fonds thématiques, Energies Renouvelables (fonds spécialisé sur les sociétés dont l’activité est liée aux énergies renouvelables ou aux énergies dites propres) et Palatine Or Bleu (fonds spécialisé sur les sociétés dont l’activité est liée au traitement de l’eau) qui obtiennent des notes entre 19 et 20 / 20.

Pour rappel, sur 31 fonds de PAM classés par MorningStar (au 24 octobre), 4 sont classés 5 étoiles, 13 4 étoiles et 9 sont 3 étoiles.