Vue détaillée actualité

Fonds d’allocation : du mieux après plusieurs années de vache maigre

En moyenne, les gérants actifs ont eu le plus grand mal à battre les indices de référence sur longue période.

En matière d’allocation d’actifs, peu de gérants actifs ont été en mesure de battre l’indice de référence sur un cycle de marché complet. Et pour certaines catégories, ces mêmes gérants actifs n’ont que partiellement été en mesure de capter le rebond des marchés actions et obligataires.

Source: Morningstar Direct

Le tableau qui suit apporte plusieurs enseignements sur les gérants au sein des différentes catégories Morningstar.

Les stratégies les plus agressives ont bien « fonctionné » depuis le début de l’année et sur 1 an, mais elles sous-performent sur 3, 5 et 10 ans. A cela s’ajoute une prise de risque plus importante (en tout cas des choix qui ont entraîné une plus grande dispersion des résultats) et de pertes maximales en capital souvent supérieures à l’indice de référence.

Les catégories modérées et flexibles affichent une surperformance sur un an et depuis le début de l’année, mais ont sous-performé sur des horizons de temps plus longs (3, 5, 10 ans). Là encore, les gérants actifs affichent une plus grande dispersion des rendements que l’indice de référence avec des niveaux de perte en capital parfois supérieurs à l’indice.

Même constat pour les catégories prudentes.  

Les ratios de Sharpe permettent de nuancer cette analyse critique des gérants actifs. En effet, les spécialistes de l’allocation modérée et prudente ont été en mesure d’enregistrer un ratio de Sharpe supérieur à l’indice sur différents horizons de temps, y compris sur 3, 5 et 10 ans.

En outre, et sans surprise, la comparaison entre indices de référence montre que pour générer une performance supérieure, il fallait accepter de s’exposer davantage aux actifs risqués.

 

 

 

 

Sources : Morningstar