Le tourisme français entre en 2026 dans une phase de transformation profonde. Les tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient, les inquiétudes sécuritaires dans certaines destinations historiques du bassin méditerranéen ainsi que la hausse structurelle du coût du transport aérien longue distance favorisent un recentrage progressif des flux vers les destinations perçues comme stables, accessibles et qualitatives.
Dans ce contexte, la France bénéficie d’un positionnement unique : première destination touristique mondiale, qualité des infrastructures, profondeur de l’offre culturelle et capacité à absorber un tourisme plus domestique et régional. À cela s’ajoute une nouvelle dimension stratégique : le tourisme n’est plus seulement un secteur de loisirs mais un pilier de souveraineté économique, territoriale et énergétique.
La montée du “consommer français”, le développement des mobilités ferroviaires, des séjours de proximité et des vacances moins carbonées modifient progressivement les comportements des ménages européens. Cette recomposition bénéficie à plusieurs chaînes de valeur. Les infrastructures de loisirs, les domaines de montagne et les opérateurs de tourisme expérientiel profitent du retour d’une clientèle européenne recherchant sécurité, accessibilité et qualité de service. Les secteurs liés aux hébergements touristiques, aux campings premium, aux résidences de vacances et aux loisirs outdoor bénéficient également d’une montée en gamme progressive de la consommation touristique.
En parallèle, les activités de services associées (entretien textile, logistique, restauration collective, maintenance des équipements, mobilité et gestion des infrastructures locales) voient leurs perspectives s’améliorer dans un contexte de hausse de fréquentation et d’investissements territoriaux.
La transition climatique impose également une transformation accélérée des modèles : diversification des activités de montagne hors ski, gestion de l’eau, rénovation énergétique des infrastructures touristiques et développement d’un tourisme quatre saisons deviennent des enjeux centraux pour l’ensemble du secteur.
Dans cet environnement, les petites et moyennes capitalisations françaises exposées aux infrastructures de loisirs, aux services touristiques, aux équipements collectifs, à l’hôtellerie, aux mobilités et aux services associés apparaissent bien positionnées pour bénéficier de cette recomposition structurelle du tourisme européen. La France dispose en effet d’un écosystème particulièrement dense d’acteurs capables de capter la montée en puissance d’un tourisme davantage régionalisé, plus résilient et plus durable.
Cette dynamique dépasse désormais le simple cadre des loisirs : elle participe à l’aménagement du territoire, au maintien de l'emploi local, à la souveraineté économique et à la valorisation des infrastructures nationales. Dans ce contexte, les fonds petites et moyennes capitalisations françaises de Palatine Asset Management permettent de capter ces transformations structurelles grâce à une gestion active fondamentale intégrant les enjeux ESG, d’emploi durable et de souveraineté économique.
Laurent PANCE - Gérant Actions
