Début d’année oblige. C’est l’occasion de dresser le bilan de l’année écoulée sur les marchés, d’analyser la manière dont nos stratégies d'investissement ont traversé un environnement particulièrement volatil, puis d’exposer les raisons qui nous rendent confiants pour 2026. L'année 2025 a débuté sur une note positive héritée de la bonne tenue des marchés en 2024.
Toutefois, la fin du premier trimestre a été marquée par la réactivation de la guerre commerciale avec la Chine, consécutive au retour de D. Trump à la Maison-Blanche. L'annonce de nouveaux tarifs douaniers et, en particulier, "l'affaire Deepseek" qui a ciblé le secteur technologique, ont fait resurgir la crainte d'une escalade. Ces tensions ont pesé sur l'ensemble des secteurs exposés au commerce international. De son côté, l’Europe a profité d'annonces d'investissements massifs dans sa défense et ses infrastructures suite aux élections fédérales allemandes de février.
Aussi, sur le premier trimestre de 2025, les investisseurs se sont clairement tournés vers l'Europe, prête à investir massivement dans sa souveraineté, tandis que les marchés américains ont souffert de l'incertitude économique liée à la politique de Donald Trump (YTD en monnaie locale : Eurostoxx 50 + 7,20 %, S&P 500 – 8,7 %, Nasdaq – 12,2 %).
Le deuxième trimestre a été marqué par une volatilité extrême, déclenchée le 2 avril par l’annonce de tarifs douaniers mondiaux ("Liberation Day") par l’administration Trump. La sanction fut immédiate : les principaux indices mondiaux ont plongé de plus de 10 % en quelques jours. Cependant, la reprise a été tout aussi fulgurante. Rassurés par la solidité des entreprises et la perspective d'un soutien des banques centrales, les marchés se sont retournés dès la mi-avril. Fin juin, les pertes étaient comblées et les indices américains affichaient même des gains sur l'année (YTD en monnaie locale : Euro Stoxx 50 +8,3 %, S&P 500 +5,5 % et Nasdaq +8 %).
Le troisième trimestre s’est inscrit dans un environnement de marché plus constructif, porté par la confirmation d’un ralentissement économique maîtrisé, une inflation en voie de stabilisation, des anticipations de politiques monétaires plus accommodantes, et l’absence de nouvelles escalades majeures des tensions entre la Chine et les USA. Dans ce contexte, les valeurs technologiques ont joué un rôle central dans la reprise des marchés actions, en particulier aux États-Unis, grâce à la solidité de leurs fondamentaux et la résilience des investissements dans l'IA. De son côté, la dynamique européenne s’est inscrite dans la poursuite d’un mouvement de rotation sectorielle plus large des valeurs de qualité croissance vers les valeurs value.
Dans cet environnement plus apaisé, les marchés actions ont poursuivi leur ascension (YTD en monnaie locale : Euro Stoxx 50 +15,4 %, S&P 500 +14,8 % et Nasdaq +18 %). Enfin, le début du dernier trimestre a été plombé par le shutdown de l’administration américaine (1er octobre), provoquant une baisse des indices boursiers durant les premières semaines du mois. Toutefois, sa résolution à partir de mi-octobre a été le premier catalyseur de soulagement.
Le véritable tournant est survenu début novembre. Confrontée à des signes de ralentissement économique plus marqués et à une inflation maîtrisée, la Réserve Fédérale américaine (Fed) a amorcé un changement de cap décisif en procédant à une baisse de ses taux directeurs. Cet assouplissement monétaire a été le principal moteur du rallye de fin d'année. Le rebond a été mondial, mais plus marqué hors des États-Unis. Le marché américain a été freiné par la volatilité de la tech, alors que les craintes d'une bulle spéculative grandissaient et limitaient la progression de ses indices (YTD en monnaie locale : Euro Stoxx 50 +21 %, S&P 500 +17,9 % et Nasdaq +21,1 %). Ainsi, pour la troisième année consécutive, les marchés actions ont fini l’année en forte hausse.
Sur les marchés obligataires, en début d’année, les rendements obligataires ont globalement augmenté dans les pays développés, alimentés par des craintes inflationnistes et des préoccupations concernant l'impact de la politique douanière américaine sur l'économie mondiale. Aux États-Unis, le rendement des T-Notes à 10 ans a baissé progressivement pour terminer à 4,16 % en décembre (contre 4,57 % fin 2024), grâce à une politique monétaire moins restrictive de la Réserve fédérale. En Europe, le rendement du Bund allemand a fortement augmenté, atteignant 2,85 % en fin d'année, impacté par des annonces de plans de relance et des préoccupations liées à l'émission de dette publique.
Sur le marché des devises, le dollar a reculé de 12 % face à l'euro, en raison de tensions commerciales et de menaces pesant sur l'indépendance de la banque centrale américaine. Dans le secteur des matières premières, le pétrole WTI a chuté de 24 %, tandis que l'or a connu une forte augmentation de plus de 65 %, soutenu par des achats massifs des banques centrales et un contexte géopolitique tendu.
Nos expertises au fil de ces séquences : L'année 2025 a été marquée par la nette surperformance du style "Value" (+20 % vs "Qualité") en Europe, un vent contraire majeur pour notre style de gestion axé sur les valeurs de "Qualité/Croissance". Cette dynamique a particulièrement pesé sur nos stratégies axées sur l’emploi durable. De même, l'appréciation de l'euro au premier trimestre a pénalisé la compétitivité de nos positions clés dans nos valeurs exportatrices, notamment dans la consommation discrétionnaire (LVMH, L’Oréal, Richemont, Moncler).
En réponse à cet environnement, notre gestion active a mis en œuvre deux décisions majeures. Un arbitrage vers les valeurs financières en augmentant l’exposition au secteur bancaire dès la fin du premier trimestre, en privilégiant les entreprises se distinguant par leur politique de capital humain (Nordea Bank, Intesa Sanpaolo, ING). Et le renforcement sur le secteur de la défense en profitant de la volatilité du T2, les positions sur le secteur de la défense ont été renforcées pour capter le potentiel des plans de réarmement européens (Rheinmetall). Ces décisions stratégiques se sont avérées payantes, permettant d'améliorer significativement la trajectoire de performance de la stratégie au second semestre et de combler une partie du retard initial.
En 2025, la bonne surprise est venue du secteur des énergies renouvelables. Alors que l'année s'annonçait difficile avec l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, les valeurs « green » ont largement surperformé dans la deuxième partie de l'année. Cette dynamique a été soutenue par une explosion de la demande d'électricité dans le monde, directement liée à l'essor de l'intelligence artificielle, entraînant ainsi une augmentation significative des investissements dans le solaire et le stockage d'énergie. Dans ce contexte, le fonds Palatine Planète a su tirer parti de ces développements, renforçant sa position sur le marché des énergies renouvelables tout au long de l’année (Solaria, EDPR) et contribuant à la performance globale du portefeuille. De plus, le fonds largement investi dans les valeurs technologiques liées à l’IA a également profité de la prééminence du thème de l'intelligence artificielle tout au long de l’année. Plusieurs titres (ASML, ASM International, BE Semiconductor) ont été renforcés au moment du Liberation Day. Globalement, 2025 a été une belle année pour ce fonds qui a su démontrer que son approche environnementale a répondu aux méga tendances actuelles (transition énergétique et IA).
Après plusieurs années de sous-performance, le segment des small et mid caps françaises a connu un rebond à partir du printemps 2025, grâce à des valorisations attractives et à un regain de confiance des investisseurs. Au cours de la première partie de l’année, les performances de nos fonds ont été portées par des valeurs aéronautiques (Lisi, Figeac Aéro). L'été, avec l’envolée de la biotech Abivax, a pesé en relatif sur la performance du second semestre de notre fonds Small et Midcaps. De plus, les choix sur les valeurs technologiques (Mersen et Soitec) n'ont pas généré les rendements escomptés, mais cela a été compensé par les performances exceptionnelles en fin d’année des équipementiers automobiles (OPMobility) et aéronautiques. Globalement, nos fonds PAM dédiés à ce segment ont su tirer pleinement parti de cette dynamique favorable, ce qui s’est reflété dans leurs solides performances, démontrant ainsi la pertinence de la sélection de valeurs.
Enfin, l'année a bien commencé pour le fonds Palatine Amérique, porté par l'élection de Donald Trump et l'exceptionnalisme américain. Le premier trimestre a tiré profit des performances des valeurs technologiques, financières et industrielles. Cependant, face à une forte volatilité engendrée par le « Liberation Day », le modèle d'intelligence artificielle a été désactivé au deuxième trimestre, en raison de son manque de pertinence dans ce contexte. Néanmoins, la réactivation du modèle a permis au cours des deuxième et troisième trimestres d’afficher de très belles surperformances relatives. Cependant, le quatrième trimestre a été pénalisé par son exposition au secteur technologique, qui a été arbitrée en faveur de la consommation de base et, surtout, du secteur de la santé.
La belle performance du fonds Palatine Amérique sur 2025 a démontré toute la pertinence et la qualité de son processus de gestion innovant, axé sur l'intelligence artificielle. Pour 2026, les valeurs de qualité et de croissance affichent désormais des fondamentaux robustes et une certaine visibilité, offrant de réelles opportunités, notamment en raison de la sous-valorisation de certains leaders européens. Ces valeurs sont non seulement en mesure de capter la croissance là où elle se présente, mais elles bénéficieront également de tendances structurelles à long terme telles que la digitalisation, l'évolution démographique et le changement climatique, ce qui les rendra plus résilientes face à un éventuel ralentissement économique.
Ainsi, en 2026, les valeurs de qualité, qui ont surperformé depuis 2020, devraient regagner l’intérêt des investisseurs. Nos stratégies actions centrées sur l’Emploi Durable trouvent toute leur légitimité dans ce retour en grâce attendu des valeurs de qualité. Les entreprises qui investissent durablement dans leurs équipes partagent en effet les mêmes caractéristiques clés de ces styles - visibilité des résultats, avantages compétitifs durables, capacité d’innovation - et sont mieux armées pour traverser des marchés qui restent incertains.
De même, notre fonds Palatine Planète, qui se positionne sur les tendances structurelles de forte croissance (transitions énergétique, digitale et démographique) en ciblant notamment les entreprises d'intelligence artificielle (IA) ou encore celles proposant des solutions visant à améliorer l’efficacité énergétique, représente une opportunité pour les investisseurs soucieux de contribuer à la transition vers une économie durable tout en bénéficiant du potentiel de croissance que ces secteurs offrent. Les fonds SMid Caps bénéficieront d’un effet de rattrapage et d’opportunités de valorisations attractives en captant la reprise de la croissance domestique et le dynamisme de ces entreprises agiles.
En choisissant Palatine Amérique en 2026, qui se distingue par son style de gestion innovant axé sur l'intelligence artificielle, les investisseurs profiteront d'une stratégie ayant déjà prouvé son efficacité à court et moyen terme en affichant de solides performances sur un marché compétitif et dynamique. Enfin, confier son épargne à la gestion sous mandat de Palatine AM, c’est s’assurer de bénéficier d’une allocation pilotée en continu par des experts qui mettront en œuvre une stratégie proactive pour maximiser les opportunités qu'offriront les marchés en 2026.
Marie-Pierre GUERN - Directrice de la Gestion & Responsable ESG
