La clause de revoyure européenne, destinée à préciser les modalités de la fin du moteur thermique à l’horizon 2035 et les exigences de contenu local dans la production automobile, a désormais livré ses principaux arbitrages. Si le symbole de 2035 est maintenu, la trajectoire a été réajustée, substituant à l’interdiction totale une logique de réduction massive des émissions, tout en laissant une marge d’adaptation industrielle. Cette clarification partielle réduit l’incertitude, sans pour autant lever toutes les tensions, dans un contexte où les décisions d’investissement, de capacités et d’emploi restent structurantes pour la filière. La question de la souveraineté productive européenne demeure, plus que jamais, au cœur du débat.
L – Lignes rouges européennes : un cadre clarifié mais contraint. Les décisions de décembre confirment la volonté européenne de maintenir un cap climatique ambitieux, tout en reconnaissant la nécessité d’un ajustement pragmatique. La fin du moteur thermique n’est plus abordée comme une rupture technologique brutale, mais comme un objectif de performance environnementale, laissant subsister des marges d’ingénierie. Pour autant, le cadre reste exigeant et continue de peser fortement sur les stratégies industrielles, appelant une mise en œuvre rapide et lisible.
A – Ancrage industriel : le contenu européen confirmé comme levier de souveraineté. La question du contenu européen s’impose comme l’un des points structurants de la séquence finale. La France a clairement défendu l’instauration d’un niveau élevé de valeur produite en Europe, afin d’éviter que l’assouplissement réglementaire ne bénéficie principalement à des chaînes de valeur extra-européennes. Derrière cet enjeu se jouent la maîtrise des technologies critiques, la réduction des dépendances extérieures et la sécurisation des volumes industriels sur le territoire européen.
U – Un écosystème équipementier au cœur du nouveau cadre. Les choix actés renforcent la centralité des équipementiers dans la transition automobile. Quel que soit le mix technologique retenu pour atteindre les objectifs d’émissions, ces acteurs demeurent indispensables à l’évolution des véhicules, à la montée en gamme technologique et à la modernisation des procédés industriels. La consolidation du contenu local constitue pour eux un facteur clé de visibilité, de compétitivité et de maintien de l’emploi industriel.
T – Transition énergétique : plus de flexibilité, même exigence industrielle. La trajectoire arrêtée reconnaît la nécessité d’une transition progressive, compatible avec les capacités industrielles et sociales de la filière. L’introduction de flexibilité vise à éviter des ruptures brutales dans les chaînes d’approvisionnement, sans remettre en cause l’effort d’investissement, de requalification des compétences et d’innovation. La transition énergétique devient ainsi indissociable d’un pilotage industriel fin et coordonné.
O – Ouverture stratégique : un cap posé, des ajustements à venir. Avec les arbitrages de décembre, la filière dispose désormais d’un cadre plus lisible, même s’il reste perfectible. Les jeux ne sont pas totalement figés : les modalités d’application, les seuils opérationnels et les mécanismes d’accompagnement feront encore l’objet d’ajustements. Une convergence s’impose toutefois clairement : la décarbonation du transport ne peut réussir sans une transition industrielle européenne solide et durable.
Les fonds petites et moyennes capitalisations de Palatine Asset Management demeurent directement exposés aux équipementiers automobiles français cotés, acteurs clés de cette nouvelle phase de la transition et ce avec des convictions très prononcées traduites à travers des pondérations bien plus élevées que la place qu'elles occupent dans les indices de référence concernés. De façon directe dans Delfingen, Lisi et OPMobility, donc en amont des plus grands constructeurs mondiaux, chacun de nos fonds est exposé à hauteur de 10% environ à la thématique automobile, alors que les pondérations dans les indices de référence dépassent à peine les 1% pour ces valeurs les mieux performantes.
Dans un cadre désormais plus lisible, mais toujours exigeant, leur trajectoire dépendra de la capacité de l’Europe à transformer ses objectifs climatiques en opportunités industrielles durables, créatrices de valeur et d’emplois sur le territoire, ce que commence à traduire pleinement la progression de leurs cours depuis le début de l'année, constituant un choix gagnant.
https://www.oliverschopf.com/html/d_polkar/einzel_e/eu_verbrennungsmotor.html
Oliver Schopf politische Karikaturen: Die EU-Kommission verkündet das Aus des Verbrennungsmotors für das Jahr 2035. Homepage des politischen Karikaturisten, Zeichners und Illustrator Oliver Schopf, Werkschau über 500 Karikaturen und Illustrationen sowie Gerichtszeichnungen.
De façon directe dans Delfingen, Lisi et OPMobility, donc en amont des plus grands constructeurs mondiaux, chacun de nos fonds est exposé à hauteur de 10% environ à la thématique automobile, alors que les pondérations dans les indices de référence dépassent à peine les 1% pour ces valeurs les mieux performantes.
Laurent PANCE - Gérant Actions
