L'accélération de l'Intelligence Artificielle représente bien plus qu'une simple tendance technologique : elle peut jouer un rôle majeur dans la transition écologique.
Notre engagement dans ce domaine repose sur deux axes fondamentaux : l'IA en tant qu'outil d'optimisation environnementale, et les semi-conducteurs qui améliorent considérablement l'efficacité énergétique des infrastructures.
L’IA : Un « fournisseur de solutions » pour la transition écologique
Bien que l'IA pose des défis en termes de consommation énergétique, elle offre également des solutions de précisions qui permettent de décarboner des secteurs entiers de l'économie. Voici quelques exemples illustratifs :
- Optimisation des réseaux énergétiques : L'IA permet d'équilibrer production et consommation, d'intégrer les énergies renouvelables et de réduire les défaillances.
- Agriculture durable : Elle va améliorer la productivité tout en préservant les sols et en optimisant l'utilisation de l'eau.
- Efficacité industrielle : Des algorithmes d'optimisation aident déjà des usines à réduire leur consommation énergétique de 30 à 40 %.
- Économie circulaire : L'IA transforme le tri des déchets et facilite la conception de nouveaux matériaux durables via la simulation moléculaire.
L'enjeu est clair : il faut trouver un juste équilibre entre les avantages de l'IA et ses coûts énergétiques, tout en continuant d'innover pour bâtir un avenir durable.
Les semi-conducteurs : Le cœur de l'efficience énergétique
Pour que l'IA respecte sa promesse environnementale, elle doit s'appuyer sur des infrastructures toujours plus économes en énergie.
C'est ici que nos champions européens des semi-conducteurs jouent un rôle clé : grâce à leurs technologies avancées et leurs innovations, ils permettent de produire des puces plus puissantes mais surtout plus économes en énergie. En somme : plus une puce est avancée, plus le « coût carbone » d'une requête IA diminue.
Ce mois de janvier 2026 a marqué un tournant historique pour l'industrie, comme en témoigne la surperformance spectaculaire des valeurs européennes. Le géant taïwanais TSMC a largement revu à la hausse ses prévisions d'investissement pour 2026, visant entre 52 et 56 milliards de dollars.
Cette accélération des investissements valide notre stratégie. La course à la puissance de calcul pour l'IA n'est plus seulement une quête de performance, mais surtout une recherche d'efficience énergétique.
Pour le fonds Palatine Planète, investir dans l’intelligence artificielle c’est faire le choix d’une conviction profonde qui s’inscrit sur la durée. En investissant dans les équipementiers européens, nous contribuons à établir une fondation industrielle compatible avec des objectifs de décarbonation.
Ces dernières années, certains événements au sein du secteur technologique ont engendré des turbulences boursières, souvent sans lien avec les fondamentaux des entreprises (restrictions d'importations vers la Chine, décalage des commandes de gros clients, perception d'une bulle). Le marché réagit parfois de manière excessive ; les corrections de 2025 n'étaient que des ajustements face à une transformation qui, elle, est bien réelle, et créatrice de valeur sur long terme.
La forte surperformance du début d’année 2026 vient validée notre conviction. Ce n'est pas simplement un rebond, mais la reconnaissance par le marché de la valeur tangible des semi-conducteurs présents dans notre portefeuille. C'est également la preuve que les fondamentaux de l'IA sont plus puissants dans le temps long que les aléas boursiers.
Juliette JOURNO - Gérant Actions
